deuxième Jour

vendredi 11 décembre 2009 –

Il se passe tellement de choses ici, même avant d’arriver dans le centre… des happenings de diverses ONG, beaucoup, beaucoup d’activités…

Une « gouroute » vietmanienne prône le végétarisme, distribue de splendides sacs et un gros livre sur les oiseaux…
Greenpeace offre le café en invitant à la manif de demain…
Une petite animation pour demander à l’Europe de payer sa dette…
Enfin, on va pas y passer la matinée quand même.
Après, franchir toutes les barrières de sécurité. La police limite même le nombre d’entrées, par flots…
On se croirait…dans un aéroport. Décollage imminent (sans trop de CO2 donc, tout a été conçu de façon « durable » (enfin « soutenable »)…
Après les portillons de sécurité, même ambiance, du bruit, plutôt genre hall de gare. Des stands d’ONG, d’associations, de délégations gouvernementales… Des animations…
On traverse ces salles pleines de stand qui nous interpellent sur le climat, forcément. Les coréens me donnent des crayons de couleur éco-conçus. Et partout, de la paperasse, des brochures, des documents…. Après, on peut voir des manifs artistiques, ou bien des conférences de presse (et en profiter pour grignoter un peu, c’est bien pratique quand même) … ou bien assister à des « side events », des conférences d’ONG. On peut aussi assister aux sessions plénières (mais aujourd’hui y en a pas) .

Ici, il y a en gros, et ça doit refléter l’activité du sommet, 1/4 pour les journalistes 1/3 pour les pleinières, 1/4 pour les délégations et le reste pour les événements parallèles et les expositions (ONG, etc…). Normalement, chez les journalistes on est au courant de tout! Alors c’est là que je vais…
Mais il y en a pour des journées à lire tout ce qui est sur les présentoirs…
Et les communiqués de presse, oh y en a bien une dizaine par jours.Je suis allée écouter le président de la COP15 faire son laïus du jour…Yvo de Boer, c’est un drôle. Je veux pas faire ma mauvaise langue mais c’est comme si tout est joué d’avance sur la base du texte qui a été proposé par les danois et qu’on va chercher à faire adopter aux pays émergents. Et puis sur leur financement, trop facile : on puise dans l’aide au développement qui était déjà prévue! Bonne idée, non? Mais bon , je suis loin d’avoir toute la subtilité des négociations mondiales…
En chemin, je rencontre des Népalais qui alertent sur l’Himalaya…Un happening sympathique qui me donne l’occasion de parler avec l’une des instigatrices, du British Council, Amita Tapamagar..
Du coup, c’est un peu dur d’arriver …où? d’ailleurs? Il n’y a pas vraiment d’endroit où aller, c’est un bouillon d’activités..
Vandana Shiva au Klimaforum a dit qu’un accord diplomatique serait un échec à Copenhague. Climat justice now dit qu’il faut maintenant sortir des négociations, que c’est là que serait la victoire…Demain, de 30 à 60 000 personnes sont attendues à côté du Parlement pour rallier, au cours d’une marche festive qui va passer par Christiana, la fameuse île « libre », jusqu’au Bella Center.
Bon quelque part, j’ai de la chance. Sitôt repartie du centre, je tombe sur une de mes voisines de chambre (je rappelle que je loge en auberge de jeunesse dans une chambre de 6), on se présente : c’est Ruth Paulig ! L’une des fondatrices du parti des verts en Allemagne à la fin des années 70. 30 ans de politique, 18 ans de Parlement, autant dire que c’est une figure des verts. Et, vous allez pas me croire, elle me propose de l’accompagner à une réception de la Heinrich Böll fundation dont elle est représentante. Il devrait y avoir José Bové. Non seulement on y mange très bien, mais en plus je rencontre les verts allemands, comme Claudia Roth, qui fait partie de la délégation allemande , Eva et bien sûr José Bové, comme c’était attendu .
J’en profite pour l’interviewer entre deux verres, parfois c’est le meilleur endroit non ?
De fil en aiguille, je rencontre Fatima Allaoui, que j’interviewe aussi . Elle s’occupe d’une université africaine, et il y a aussi un représentant du Rwanda dont elle s’occupe.
On file tous au Klimaforum, où il y a un concert d’Ojos de Brujos. On arrive un peu tard, les pompiers ne veulent laisser entrer personne, et y en a du monde…
Finalement, j’use de mon badge de presse (ben oui, desfois on peut en profiter, non ?) pour rentrer avec les pompiers, et après me faufiler dans la salle…
Et alors bonne surprise, je fais quelques belles photos floues avec de la lumière qui bouge comme j’aime!

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