(Y) être ou ne pas (y) être?

dans la rue des cascades

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p style= »text-align: right; »>Ainsi, il nous aura fallu nous rendre à l’évidence. Les avions ne décollant pas, nous sommes contraints de réduire notre empreinte écologique en restant cloués aux terrasses des cafés (mais ça tombe bien car il fait beau, très beau, même si ça n’arrange pas les affaires du nuage, au moins, on a du ciel bleu… ). Seuls ceux qui sont au Sud du fameux axe Nantes Bordeaux ont pu tenter le coup…
L’occasion de tester le suivi virtuel d’un tel événement. Et de nous poser la question : est-ce que bientôt nous n’aurons vraiment plus besoin de bouger? Le monde nous sera-t-il acquis par notre petit écran d’ordinateur qui nous ouvrira les fenêtres des webcams disposées dans le monde entier?
C’est moins commode pour discuter, certes. Quoique le plus gros est fait : les groupes de travail auxquels chaque participant était libre de s’inscrire se sont déjà réunis et ont déjà établi les textes de leurs propositions.Quoique… Ce n’est peut être pas si rébarbatif que cela! Les boliviens ont fait un site avec retransmission en live.

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p style= »text-align: left; »>Le site de la cmpccSeul problème : le décalage horaire avec lequel il faut compter !
Bon et puis, aujourd’hui, à 10h, c’était l’assemblée des mouvements sociaux.

Convocation à l’Assemblée des Mouvements sociaux Cochabamba, Bolivia, le 19 avril 2010, 10 h

Nous, militants et militantes de divers mouvements sociaux, pensons que l’époque actuelle est marquée par la toute-puissance des Etats- Unis, la Union Européenne et des multinationales. Ceci a été flagrant à Copenhague où très peu de pays ont essayé d’imposer un résultat en désaccord avec la COP 15 et rien n’a été fait pour arrêter le réchauffement climatique et la crise climatique.

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p style= »text-align: left; »>L’augmentation de la présence militaire et des bases militaires dans différentes parties du monde, les invasions et les occupations
”humanitaires” indiquent bien que la guerre, l’occupation des marchés et des terres, la présence militaire pour contrôler les ressources énergétiques, l’eau, la biodiversité sont des stratégies de sortie de la crise de civilisation du capitalisme et de sa logique déprédatrice, raciste et patriarcale. Ces stratégies invoquent la crise climatique pour mener des négociations illégitimes.

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p style= »text-align: left; »>Nous répondons en luttant pour le droit des peuples à bien vivre sur leur terre, contre les fausses solutions à la crise, contre la
militarisation en tant que réponse à la crise, et contre les actions des multinationales. Ces multinationales, avec l’appui des gouvernements ou des institutions multilatérales comme la Banque mondiale, accaparent des terres pour la monoculture, privatisent l’air et créent des marchés spéculatifs appelés “crédits compensatoires du carbone”.

Voilà pourquoi nous, les mouvements sociaux, serons présents à la Conférence mondiale des Peuples sur le Changement climatique et les Droits de la Terre-Mère, à Cochabamba où, dans la logique de nos travaux, nous organiserons une Assemblée des Mouvements sociaux sur deux axes:

– débat et organisation de notre soutien aux propositions et initiatives des gouvernements engagés dans la protection des droits des peuples et de la nature;

– débat et organisation de notre programme en tant que mouvements sociaux pour renforcer nos alternatives et notre résistance à l’expansion de la marchandisation des personne et de la nature, à l’offensive des multinationales et à la militarisation.

Alianza Social Continental / ATALC (Amigos de la Tierra América Latina)/ Cebrapaz/ Central Sindical de las Américas/ Climate Justice Now!/ CLOC/ COMPA/ Fdim/ Marcha Mundial das Mulheres/ Oclae/ Red CADTM AYNA/ Via Campesina

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p style= »text-align: right; »>

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p style= »text-align: right; »>Du coup, de nombreux français n’ont pas pu partir, comme Christophe Aguiton, d’Attac, rencontré à la terrasse du soleil, au soleil :
L’interview de Christophe Aguiton

Et comme je m’entraîne à bloguer  en live, j’expérimente, par exemple, la mise en ligne de  mon diaporama sur la rue des cascades. N’hésitez pas à commenter pour me dire ce que vous en pensez!

Du sentiment d’impuissance

Les nouvelles n’étaient déjà pas bien bonnes. Un aéroport qui ferme totalement, ça ne présage rien de bon. Le responsable? Eyjafjoell. Un nom impossible à prononcer. C’est normal , un volcan on ne l’appelle pas souvent. Surtout quand il dort, ou quand il se réveille après des siècles de repos. C’est ce qu’il vient de faire, et c’est spectaculaire.

Un volcan, c’est fascinant. Petite, j’ai toujours rêvé devant les films de Katia et Maurice Kraft, et entendant la voix d’Haroun Tazieff…Mais là, je trouve ça un peu embêtant. Un peu, parce que les forces de la nature sont insondables et ses motivations profondes aussi… D’ailleurs se demande-t-on ce que l’on a fait pour mériter ça? Certains reparlent d’apocalypse. Même ma mère, qui me dit : « Mais tu sais, à la radio ils ont dit que certains voyants avaient donné l’apocalypse en 2012 ». On n’en est plus très loin. (J’en ai profité pour dire à ma mère que ce n’était pas un scoop, qu’elle avait qu’à écouter Radio Ici et Maintenant et qu’elle entendrait parler de tous les détails de l’apocalypse, si elle voulait…)

Enfin là, le ciel est en danger : le volcan libère des cendres particulièrement dangereuses. Disons que cette éruption marque la rencontre du feu de la lave et du froid des glaces islandaises. Un cocktail rare mais explosif! Une cristallisation de particules fines, de soufre et de fluorine, qui risquent en rentrant dans les réacteurs des avions…de les bousiller! Le biilan? Au 18 avril, pas moins de 17 000 vols avaient été annulés. Pire qu’au 11 septembre il parailt. Et surtout, aucune idée de quand ils vont rouvrir….

Bref, on va faire comme si tout allait s’arranger. On a préparé une version française du blog….Vérifié qu’on pouvait bien bloguer de l’iphone, et Voilà, A très vite!

annulation

Bientôt la suite!

Aujourd’hui je m’apprête à décoller à nouveau. Le sommet de Cochabamba approche et plein de reportages m’attendent. Du coup, j’ai fait un blog un peu plus « chiadé » à cette adresse-là : http://etlavieestbelle.free.fr
A très vite!

the Jour J, le D-Day

Premier post, je teste ce blog. C’est tard… c’est vrai ….mais je ne suis même pas sûre de décoller, demain. Et tout ça pour quoi? Pour un volcan d’Islande entré en éruption. ça va nous faire un de ces paquets de nanoparticules tout ça dans l’air! Et oui, les volcans font de la nanotechnologie. Et, décidément tous les sommets de la Terre sont en activité. Je suis sûre qu’il se dit déjà que c’est la Pachamama qui gronde.. En attendant, j’écris…n’importe quoi. P’têtre j’devrais pas?


Mp3 : menaces sur nos oreilles …

Jadis associés au phénomène inéluctable du vieillissement, les problèmes  d’audition concernent aujourd’hui plus de 6 millions de personnes  en France, dont de plus en plus de jeunes, mal informés des risques liés à l’exposition à de forts niveaux de bruits…ou à l’écoute abusive des baladeurs numériques !

Le mp3, standard du son numérique, compressé, aisément stockable et transmissible, a révolutionné l’accès à la musique et fait exploser les ventes des baladeurs numériques. Il est dit que dans l’Union Européenne, en 2010,  quelque 50 à 100 millions paires d’oreilles  assouvissent quotidiennement leur envie de musique au moyen de ces appareils qui permettent de stocker en peu de mémoire une vraie bibliothèque sonore. Voire même plus, avec le développement des téléphones mobiles de dernière génération qui permettent non seulement d’écouter de la musique ou des programmes radio, mais également le son des vidéos qu’ils permettent de regarder …Pour autant, alors que les ventes explosent, de nouveaux risques ne sont-ils pas en train d’émerger ? Des risques qui, comme souvent,  parce qu’ils n’ont pas de conséquences immédiates  ne sont pas toujours perçus comme il se doit.  Mais concernent suffisamment durablement l’intégrité de notre audition pour que des experts en santé  publique s’en inquiètent !

 

Les baladeurs numériques sont-ils dangereux ?

C’est précisément autour de cette question que s’est déroulée la dernière journée nationale de l’audition (JNA), 13 ème du nom,  le 11 mars dernier. À cette occasion, une vaste enquête a été menée auprès de 1000 jeunes âgés de 12 à 25 ans afin de mieux connaître  leur usage des baladeurs numériques. Les résultats témoignent de pratiques quelque peu alarmantes, à savoir que la durée quotidienne moyenne d’écoute au baladeur  chez ces jeunes est supérieure à 1h par jour ( 20% s’en servent 2 à 3h par jour, et 10% plus de 3h…),  selon différentes modalités d’écoute ( dans les transports, au lit avant de dormir, ou bien en cour de récréation… ). Par ailleurs, 4 jeunes sur 10 ont déjà ressenti des bourdonnements dans la tête ou des sifflements dans les oreilles… Bien sûr, on est loin du traumatisme sonore aigu (TSA) qui peut survenir à la suite d’un concert ou d’une explosion. Mais il est clair que les mp3 menacent les cellules ciliées des oreilles, et que la surdité risque de s’installer   insidieusement… et bien plus précocement. Ces jeunes risquent de devenir sourds vers 50-55 ans, alors que la surdité liée à l’âge (presbyacousie) ne survient habituellement pas avant l’âge de… 65 ans !

 

Les oreilles, des organes fragiles !

À moins de s’isoler dans un caisson d’isolation sensorielle, les oreilles sont exposées en permanence au bruit du monde. Ce  « bruit » est fait de multiples  sons provenant de différentes sources, pouvant interférer entre eux. Le son étant une forme  d’énergie  se propageant différemment selon les matériaux rencontrés  (air, murs, arbres, montagnes…), l’exposition sonore dépend habituellement de nombreux facteurs comme les dimensions de l’endroit où l’on se trouve, les éléments du décor mais également   l’anatomie de l’oreille ou encore… la coupe de cheveux de la personne !  Tout ceci explique que le silence soit exceptionnel…et   nos oreilles  des organes particulièrement fragiles ! « Car, rappelle le professeur Christian Gélis,  membre du Comité scientifique des JNA,  à l’inverse des yeux qui peuvent d’un battement de paupière se prémunir d’une intensité lumineuse trop forte, il est difficile pour nos oreilles de se protéger toutes seules et sans bouchons , du bruit ! » . À ceux qui s’imaginent que le bruit n’est pas nocif pour l’audition, il suffit de rappeler que toutes les expériences menées chez les animaux ont montré que l’exposition à des bruits particulièrement forts modifiait les cellules auditives. Précisions : les oreilles, dès qu’elles sont exposées à un son,  perçoivent de minuscules changements de pression. Ce niveau de pression   peut être mesuré et on l’exprime couramment en décibels (dB).

Une question de décibels ?

Un des points positifs de l’enquête a été de souligner que les 2/3 des jeunes sont conscients du seuil de risque pour l’audition :  80dB  . Et ce, même si les ¾ d’entre eux ne savent pas …ce qu’est un décibel ! Il faut dire que la notion est difficile : pour mémoire, l’être humain perçoit les sons à partir de 0 décibel.  Chaque fois que le son augmente de 20 dB, la pression acoustique est multipliée par 10. La pression acoustique d’un avion qui décolle à proximité (120 dB) est 1000 fois supérieure à celle d’une conversation normale (60 dB) … À moins de maîtriser parfaitement la notion d’ échelle logarithmique, on a de ce fait habituellement souvent du mal à se représenter toute la valeur d’ un décibel ! Car à ce compte-là, comme le rappelle le professeur Paul Zylberberg, membre du Comité scientifique des JNA,  « 83 dB, c’est le double d’un son de 80 dB !». Bien sûr, la quantité d’énergie sonore qui atteint le tympan de l’utilisateur du baladeur numérique dépend du type de musique, de la manière dont le son a été enregistré, du format sous lequel il a été sauvegardé, ainsi que des caractéristiques spécifiques du baladeur et des écouteurs utilisés. Et notamment, du volume de sortie du baladeur. Ce dernier est obligatoirement limité en France  par le constructeur à 100 décibels maximum, avec le casque fourni, depuis mai 2007 (arrêté ministériel, renforçant une directive du Code de la santé publique de 2001). Cependant, cette dernière donnée est variable, car, avec un autre modèle de casque par exemple, le niveau peut être réellement plus fort, jusqu’à atteindre environ 120 dB, soit le bruit d’un avion au décollage !

 

Pratiques à risque

L’occasion de souligner que le baladeur numérique, outre le fait qu’il peut être écouté à pleine puissance sans gêner le voisinage  et qu’il diffuse un son compressé, (le « mp3 ») qui élimine certains sons non perçus par l’oreille humaine, ne fait l’objet d’aucune mesure de protection particulière ! Alors que pour un travailleur, une protection auditive est requise dès que l’exposition sonore atteint 80 dB pendant une journée de 8 heures (soit le niveau sonore  d’une personne qui crie ou de la circulation d’une route nationale toute proche…) ! Jusqu’à présent, le monde du travail est le seul à  imposer une  limitation à l’exposition excessive au bruit. Or, saviez-vous qu’une exposition au travail à 80 décibels 8 heures par jour durant équivalait  à écouter un baladeur numérique à 95 décibels  15 minutes par jour ? Sachant qu’une perte auditive à une fréquence donnée n’est pas guérissable,  le mieux reste encore de prévenir ! Aussi, puisqu’en-dessous de  80 dB,  le risque pour l’audition est considéré comme négligeable,   baisser le volume est une mesure tout à fait protectrice (voir encadré) ! Voire même, dans ce contexte, bloquer tout simplement les baladeurs à 80dB ! Par voie réglementaire ! Une utopie ? Peut-être pas.  Le résultat d’un rapport du Comité Scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (CSRSEN), commandé par l’Union Européenne, et paru en septembre 2009,  a évoqué entre 2,5 et 10 millions de jeunes risquant une perte partielle ou totale de l’ouïe, à partir d’une écoute  à plein volume plus d’une demi-heure par jour pendant cinq années. Un chiffre suffisamment alarmant pour qu’à la suite de ce rapport,    la Commission européenne envisage de limiter à 85 décibels le volume sonore des baladeurs numériques … Des campagnes d’information et de sensibilisation devraient aussi se multiplier, telle que celle de l’INPES  (Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé). Même si l’on peut toujours souligner que  85 dB est plus du double de 80 dB,   c’est déjà un moindre mal ! Reste à voir si la Commission parviendra  à cet objectif …avant que des millions de jeunes n’y laissent une partie de leurs oreilles !


 

 


Quelques conseils pour protéger l’audition

– Choisir un bon casque : les petits écouteurs classiques ne protègent pas l’oreille du bruit ambiant (dans les transports par exemple) : il faut augmenter le niveau sonore sans cesse pour entendre correctement la musique. Un casque   cachant entièrement les oreilles isole mieux du bruit ambiant, tout comme les écouteurs intraauriculaires et limite le besoin de pousser le volume à outrance.

 
– Écouter la musique pas trop fort ni trop longtemps :  la dose sans danger, c’est  60 % du volume maximum du baladeur pour une écoute de 30 minutes par jour ! Soit un réglage sur 12 pour une graduation allant jusqu’à 20…

-Éviter les effets de type « loudness » : ceux-ci augmentent les basses fréquences et peuvent être dangereux si le son est trop fort.

– Garder le même niveau sonore au fil du temps.

– Savoir détecter les signes de fatigue : impression d’avoir les oreilles bouchées ?   Bourdonnement ou sifflement ? Stop ! Le phénomène, appelé acouphène,   ne doit pas durer plus de quelques heures, et au pire toute la nuit.

– Savoir faire des pauses : l’accumulation de forts niveaux sonores sur une courte durée est peu recommandable car l’oreille doit se reposer.

– Faire contrôler régulièrement son audition : le numéro Azur 0810200219 est en service toute l’année, à la disposition du public, du lundi au vendredi de 8h à 19h30 pour connaître le lieu le plus proche de son domicile pour bénéficier gratuitement d’un contrôle de son audition. Un plan gouvernemental, lancé début février, prévoit un dépistage systématique pour les jeunes de 16 à 25 ans.

Paru dans Alternative Santé avril 2010

La salud. trucos y consejos para cada dia

La salud. trucos y consejos para cada dia

 

En espagnol

 

  • Broché: 102 pages
  • Editeur : Editorial Hispano Europea, S.A.; Édition : 1 (11 mars 2010)
  • Collection : Guías de la vida ecológica
  • Langue : Espagnol
  • ISBN-10: 8425519241
  • ISBN-13: 978-8425519246
  • 9€

 

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Réchauffement climatique : quels risques pour la santé ?

Le changement climatique entraîne de nombreux risques pour la santé humaine. Une santé d’autant plus menacée que le récent sommet de Copenhague s’est soldé par un échec …cuisant !  

Paru dans Alternative Santé Février 2010

 

Le récent sommet de Copenhague, qui s’est tenu du 8 au 19 décembre dernier,   sous l’égide des Nations-Unies,  était supposé rassembler  par une sorte de «  contrat de confiance » 192 pays autour de la cause climatique. L’enjeu ? Un accord permettant de garantir à la planète un réchauffement inférieur à 2°C d’ici 2050.  Dans les faits, l’accord soumis aux discussions avait été rédigé par une poignée de pays et n’a pu être imposé au reste du monde. Car le sommet de Copenhague n’était pas un G20  et les pays en développement ont clamé haut et fort leur refus d’un   accord reflétant « un processus totalitaire et un manque de respect de la part des pays industrialisés » ! S’il y a un côté rassurant dans cette capacité de refus (non, décidément, tout n’est pas joué d’avance!), l’avenir de la planète reste menacé : car en l’état actuel des choses, l’élévation de la température  devrait avoisiner les 3¨C d’ici 2050.

Des changements climatiques  planétaires

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), appuyée par les scientifiques du  GIEC  et de la communauté internationale, a plusieurs fois pointé le changement climatique rapide déjà à l’œuvre sur la planète, donnant l’alerté, depuis les années 2000, sur les risques sanitaires associés au changement climatique.  Un changement qui met dors et déjà en péril la santé humaine, en particulier dans les populations les plus pauvres.  Conséquences des modifications de la  production agricole et du cycle de l’eau, la malnutrition  (3,7 millions de morts), les diarrhées ( 2 millions de cas) et  le paludisme (1 million de cas) leur sont habituellement associées. Mais le risque sanitaire associé au réchauffement de la planète ne se cantonne pas aux pays en voie de développement ou à l’hémisphère sud : les conséquences du réchauffement climatique vont concerner tous les pays du monde ! Le changement climatique est déjà à l’œuvre :  rien qu’en France, au cours du siècle dernier, la température s’est réchauffée d’environ 1°C. Ce réchauffement conduit à plus de pluie en hiver, plus de sécheresse en été. C’est déjà le cas aujourd’hui, dans la plupart des régions. En 2050, la température devrait avoir augmenté sur notre territoire d’environ 2°C. Le réchauffement  conduit  à une élévation de température ainsi qu’à des modifications importantes du climat telles que la multiplication   des catastrophes météorologiques  ( pluies torrentielles,   inondations ou ouragans) ou l’augmentation du niveau des mers…

Canicules…

Du côté des conséquences sanitaires, bien sûr quand on pense réchauffement, on pense avant tout canicule. Celle de 2003 s’est soldée en Europe de l’Ouest par   70 000 décès de plus que les précédents étés. Pourquoi tant de morts ? La chaleur, seule, tue-t-elle ? Rappelons que les températures enregistrées n’atteignaient même pas  les températures enregistrées dans le nord de l’ Inde à la même période (47°C) ! La forte proportion de personnes âgées, isolées en période  de vacances… et le manque d’expérience face à une situation climatique inédite en Europe expliquent une bonne partie des choses.    Robert et Maya Kandel (1) complètent « En Europe, les fortes émissions d’oxydes d’azote et de composés organiques volatils – pollutions dues surtout au trafic automobile- ont été transformées en ozone par l’ensoleillement abondant, conséquence du blocage anticyclonique qui a permis la persistance de fortes températures ; et ce gaz toxique a certainement aggravé les risques pour la santé » .  Un cas d’école qui illustre le fait que les effets du réchauffement climatique  dépendent de multiples facteurs de risque, interagissant le plus souvent entre eux dans des enchaînements de cause à effet, ce qui rend  d’autant plus complexes leur analyse et leur prévision.  « Sous l’effet de la chaleur, les maladies infectieuses vont décupler et les pics de pollutions seront plus nombreux augmentant ainsi la mortalité des personnes cardiaques ou ayant des problèmes respiratoires. Enfin, la croissance de la quantité de pollen dans l’air favorisera une recrudescence des allergies. Ces événements engendreront des traumatismes profonds aussi bien sur la santé physique que mentale des individus. » résume l’Association Santé Environnement (ASEF) .  La chaleur par exemple , comme toutes les températures extrêmes , grands froids y compris, est certes associée à un plus grand nombre de décès par maladies cardiaques et respiratoires.  Mais elle rend aussi plus sensible aux  pollens et autres  allergènes aériens, ce qui pourrait aggraver l’asthme qui concerne près de 300 millions de personnes dans le monde… Les maladies liées à la pollution atmosphérique vont donc augmenter : le taux d’allergie en Europe passerait de   20 %  à 50% en 2050 (voire même dès 2015..). , dont  30 à 50% d’ asthmatiques.

…et autres maux…

Associée aux autres événements climatiques attendus (ouragans, inondations, tempêtes), l’élévation de la température pourrait bien conduire nos cours d’eau à abriter des hôtes indésirables, tels que le moustique vecteur du paludisme ou du virus du Chikungunya,  ou encore de virus du Nil occidental. Certaines espèces d’algues et micro-algues pourraient aussi proliférer,  avec des conséquences sanitaires  par l’intermédiaire de cyanotoxines qu’elles peuvent libérer dans le milieu aquatique. Et les bactéries pourraient se faire de plus en plus virulentes. On pense immédiatement à celles qui sont responsables des maladies diarrhéiques,  (choléra,      infections par E. coli et autres gastroentérites,     typhoïde,   maladies virales comme l’hépatite A ou septicémies) …Mais il y a aussi les bactéries du genre Legionella dans les réseaux intérieurs d’eaux froides des  immeubles, qui peuvent se développer au-delà de 25°C. Citons aussi les  infections liées à la bactérie Salmonella , déjà plus fréquentes en été, et d’autant plus susceptibles de se multiplier que les risques de défaillance de la chaîne du froid sont généralement accrus en période de fortes chaleurs ! De même, on redoute le développement de nombreux champignons microscopiques. Sur les matériaux de construction des habitats, où ils entraînent des pathologies irritatives et immunologiques, pouvant être mortelles chez les personnes immunodéprimées ou à risque.  Ou dans les aliments, où ils présentent bien évidemment des risques importants pour la santé humaine. Autre effet collatéral : la modification des écosystèmes suite au réchauffement. Prenons l’exemple de la diminution des zones d’enneigement : elle risque de donner l’espace au développement d’animaux porteurs de virus, comme cela a déjà été constaté en Suède avec des  rongeurs réservoirs de l’hantavirus Puumala… A cet inventaire, il faut bien sûr ajouter   la multiplication des cancers de la peau, lié en partie au fameux  « trou dans la couche d’ozone »   (appauvrissement de l’ozone stratosphérique) qui entraîne une surexposition aux rayons ultraviolets, risquant d’entraîner une augmentation des carcinomes cutanés et mélanomes malins, ( + 5% de    cancers de la peau en Europe !).

L’argument « santé » n’a pas pesé bien lourd dans la balance des négociations sur le climat à Copenhague, même s’il est fait mention d’une détermination à mieux apprécier la dimension humaine du changement climatique, à l’instigation de l’OMS…  Pourtant, qui peut ignorer que la lutte contre le réchauffement climatique est capitale  pour limiter des risques sanitaires inévitable ? En France, la loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle Environnement, prévoit un Plan national d’adaptation au changement climatique  en 2011. Lutte contre les inondations, adaptation des zones littorales, évolution des forêts, question de l’eau, adaptation de l’économie au changement climatique font partie des points inscrits au sommaire, à la suite du rapport remis fin novembre par l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC). L’élaboration de ce plan va faire l’objet d’une vaste concertation qui réunira tous les acteurs du Grenelle Environnement.  Officiellement lancée par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, le mardi 8 décembre 2009, précisément à l’ouverture du Sommet de Copenhague, cette initiative témoigne au moins que le problème est à l’ordre du jour des préoccupations politiques du moment. Reste à voir comment elles aboutiront …et quelle place sera faite aux problèmes de santé. La réponse, en février 2011.

 

(1)  Robert  et Maya Kandel – La catastrophe climatique – Ed.Hachette littératures 238 pages octobre 2009

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS
L’ASEF, fédération nationale d'associations de santé environnement régionales, rassemble depuis 2008 près de 2 500 professionnels de santé en France et a pour mission d’informer le grand public, notamment sur les conséquences du changement climatique.
Association Santé Environnement-  France Europôle de l’Arbois- Avenue Louis Philibert- 13857 Aix-en-Provence Cedex 3 - http://www.asef-asso.fr

 

 

L’open space, un danger pour la santé ?

Le modèle d’aménagement de bureaux en open space est reconnu comme étant l’un des facteurs de risque psychosociaux dans l’entreprise. Quels troubles ? Quelles solutions ?

Aviez-vous remarqué que dans « bureau paysager », il y avait le mot paysage ? Un rappel qu’à l’origine, le concept de l’open space, inventé en 1957 par les frères Schnelle, d’un cabinet de consultants allemands spécialisé en organisation, se fondait sur la présence de plantes vertes ! « Les frères Schnelle avaient imaginé un espace ouvert, généreux, avec un mobilier léger et discret dans une profusion de plantes vertes », rappelle Elisabeth Pélegrin-Genel, architecte   et  psychologue du travail, spécialisée dans les espaces de travail. L’idée, après avoir migré aux Etats–Unis, où elle s’est largement développé, est revenue en Europe, quelque peu déformée… «  Les bureaux paysagers  se sont resserrés (..) et  le paysage s’est réduit à de minables plantes vertes posées sur le coin des tables. » précise Elisabeth Pélegrin-Genel  (1).

Le concept s’est implanté dans de grandes sociétés comme France Telecom, Alcatel ou IBM , sociétés qui ont récemment fait parler d’elles en raison des suicides qui s’y sont déroulés. « Plus de la moitié des aménagements se font en open space, et la tendance s’amplifie », rappelle-t-on chez Actineo, l’Observatoire de la qualité de vie au bureau, une association regroupant les entreprises de l’aménagement de bureau.  Il faut dire que pour un employeur, cet aménagement de bureau a  un intérêt économique évident, tant sur les coûts d’aménagement que sur les coûts de fonctionnement des  postes de travail. Selon Actineo, l’open space permettrait d’économiser de 10 à 40 % de mètres carrés. Mais pour ceux qui y travaillent, c’est une autre affaire, c’est même parfois un enfer !  Bruit,  stress, dépression et  perte de l’intimité  sont le lot commun de ceux qui y travaillent. Certains défenseurs mettent pourtant en avant un esprit collectif et bon enfant…Les médecins du travail constatent d’ailleurs que les jeunes   vivent en général beaucoup mieux cette organisation du travail que les seniors. Mais chez tous, les études montrent une fatigue bien plus grande, liée au stress permanent du bruit mais aussi des va-et-vient  qui empêchent la concentration.


Ambiance « hall de gare »…

« « Dring, c’est la sonnerie insupportable de Gary. « Fais chier ! Il nous a encore laissé son portable allumé. Le mec ringard qui se la joue décalé. » Dix minutes après. Même sonnerie, même musique nasillarde : c’est la messagerie qui rappelle. Jérôme se lève.

– J’en peux plus. Je le coupe, sinon, je vais péter une durite.

– Ouais ! T’as raison, mets-le en veilleuse. Moi, si je le chope, son bidule, je l’éclate contre le mur, ajoute Bruno.

– On va se prendre un thé citron pour sortir de ce brouhaha ? » (2)

C’est sur  un mode quelque peu humoristique que cette description traite d’un vrai problème de l’open space : le bruit.  Vous imaginez passer la journée dans un hall de gare ? C’est pourtant ce que subissent les salariés de certaines centrales téléphoniques par exemple.  Car il ne suffit pas d’installer de petites cloisons pour isoler physiquement chacun dans un box !  À côté des conversations téléphoniques, les sources de bruit sont nombreuses :   des tiroirs qui   grincent ,  des portes de placard   qui claquent  en étant refermées, le cliquetis des imprimantes, le ronronnement des ordinateurs, etc…Faute d’un isolement acoustique adéquat, avec notamment un traitement absorbant des matériaux  du plafond, des planchers et des parois,  boules quiès et   casques audio sont les seules « armes » dont on dispose pour se défendre de  ce premier stress…avec tous les problèmes de communications qui en découlent ! Car l’open space, supposé abolir les murs et faciliter la communication, entraîne une réaction paradoxale : la plupart du temps,  en réaction au bruit,  les salariés ont tendance à « minimiser les échanges », comme    le rappelle à Technologia, le cabinet d’études  en ergonomie du travail qui dans son   rapport sur les suicides survenus chez Renault incrimine l’open space.  « Chacun parle moins fort, réduit ses discussions et est sans cesse en contrôle de lui-même. »…  Le bruit est générateur d’un stress qui demande un effort d’adaptation inconscient et continu dans les open spaces mal isolés sur le plan phonique. Le  cerveau   en finit par être sur-stimulé alors que le corps, lui, bouge de moins en moins puisqu’il n’y a même plus besoin de se déplacer pour aller dans le bureau voisin !  Selon la médecine du travail,  obésité et   dépression sont  d’ailleurs d’autant plus présents chez les salariés travaillant en open space. Des troubles qui compromettent lourdement le seul  avantage  pour la santé qui leur a été reconnu, à savoir…une dynamique positive sur la gestion du stress des plus fragiles ! Une étude de la Harvard Medical School a en effet prouvé que le seul contact visuel avec quelqu’un qui se trouve dans une « dynamique positive » permet de diminuer significativement le niveau d’anxiété d’un collaborateur.

 

 

Près de la fenêtre ou du radiateur..

Tout le monde n’a pas le privilège de pouvoir installer son bureau près des baies vitrées de l’open space : à plus de 6 mètres de là,  l’éclairage naturel qu’elles procurent est considéré comme nul ! L’INRS, Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, recommande alors un éclairage combinant un éclairage global et des points de lumière individuels, pour éviter les troubles visuels. Autre problème : les sources de chaleurs. Sur un grand plateau, on peut avoir vite très froid pour peu qu’on soit loin  du radiateur… ou dans une zone de forts courants d’air !  Bien sûr, des normes de « confort » existent : l’AFNOR (Agence Française de Normalisation) et l’INRS recommandent,  par exemple, une surface minimale  de 10m2 par occupant (norme NF X 35-102).  Alors que bien souvent les surfaces se cantonnent à la surface occupée par le bureau et l’armoire ! De même, l’INRS préconise  d’éviter des bureaux  de 10 personnes…alors que certains « plateaux » de centrale téléphonique en accueillent des centaines ! Enfin, l’INRS souligne la nécessité pour les salariés de pouvoir s’approprier l’espace ne serait-ce qu’en pouvant décorer soi-même les parois de séparation ou les bureaux. Mais avec la multiplication des temps partiels, et des contrats intérimaires, il est très fréquent que des salariés partagent les mêmes bureaux. Et la logique de certaines entreprises étant que ces salariés fassent « place nette » lorsqu’ils ont fini leur mission, personnaliser son espace de travail devient dans ce contexte particulièrement difficile ! Une illustration que les recommandations de l’INRS   ne sont pas des obligations et qu’il n’y a pas de  législation relative à l’Open Space : tout au plus une reconnaissance qu’il peut être générateur de troubles pour la santé. Ce qui est déjà un début !

(1)  Elisabeth Pélegrin-Genel L’angoisse de la plante verte sur le coin de bureau,  1994, ESF

(2)   Alexandre des Isnards et Thomas Zuber L’open space m’a tuer , 2008, Hachette Littératures   

 

 

Quelques conseils pour mieux vivre l’open space

  • Collez des pastilles pour empêcher les portes de placard ou les tiroirs de claquer

  • Placez les machines type imprimante hors de l’openspace et si ce n’est pas possible, calfeutrez les.

  • Apportez photos ou éléments de personnalisation pour décorer votre espace.

  • Demandez une lampe de bureau en lumière du jour.

  • Demandez la mise à disposition d’ une salle de travail, silencieuse, où   se retirer pour consulter un dossier par exemple.

  • Demandez à votre comité d’entreprise l’installation à la fois  d’endroits ludiques où pouvoir bouger (salle de gym…) et  d’endroits de détente où pouvoir déconnecter. Ecouter de la musique est par exemple un moyen très efficace de se relaxer profondément en peu de temps , et encore plus si on peut le faire…dans une chaise longue !

  • Demandez aussi à votre comité d’entreprise une consultation  de Feng-shui pour optimiser la circulation des lieux, voire l’organisation de séances de massage (de plus en plus de prestataires extérieurs  proposent de tels services)

  • Pour tout projet d’aménagement, saisissez votre CHSCT, voire la médecine du travail!

 


Bon à savoir

Le  CHSCT (Comité  d’Hygiène et de Sécurité des Conditions de Travail) de l’entreprise (instance obligatoire de représentants du personnel) a la   possibilité de solliciter une expertise pour motiver son avis préalable à tout projet de réorganisations de postes dans l’entreprise. (article L 4614-12 du code du travail). L’expertise se déroule sur 30 à 45 jours et permet notamment d’évaluer l’impact de la nouvelle organisation sur la sécurité, l’hygiène et les conditions de travail et de préconiser un certain nombre d’améliorations. En matière d’aménagement, tout est passé au crible, de l’ ambiance de travail (bruit, lumière, ventilation…) au plan d’évacuation des personnes, en passant par la surface des bureaux etc.

 

 

 

 

 

Paru dans Alternative Santé janvier 2010

De Hopenhaguen à Flopenhaguen

jeudi 17 décembre 2009

Aujourd’hui, il neige, et les ONG au Bella Center ont été muselées. Même pas muselées en fait…déportées. Au Bella Center, leur participation a été limitée à 300 délégués. C’est ce que dit le programme du jour…Les ONG disent que l’organisation leur a annoncé 90 délégués seulement…C’est très vide, y compris sur les stands…
Elle avait déjà été réduite de 15.000 à 7.000 puis à 1.000 entre lundi et mercredi…Du coup, il n’y a plus que des décideurs et des journalistes.
ça n’empêche que c’est un peu le bazar dans la ville, on a coupé des ponts, les bus ne roulent plus et il faut faire de la marche et escalader les ponts installés… et puis dans le métro c’est la cohue, un peu…

La voix du peuple? on l’a faite taire. où est-elle passée? Officiellement, un « forum » spécifique se tient au forum, un lieu situé dans Copenhague lui-même. Dans les faits, l’opération coûte plutôt cher aux ONG, certains semblent décidés à repartir chez eux convaincus qu’ils sont passés de Hopenhaguen à Flopenhaguen

Le grand show final
Bella Center est presque transformé en plateau de TV. Tout le monde est prêt pour l’échec. Dans la grande salle où se tiennent les grands du monde, les présidents se succèdent et font des déclarations. Bien évidemment, j’ai écouté celle d’Evo Moralès. Il s’est déclaré perturbé par la désorganisation du sommet, à l’heure où les gens du monde attendent des solutions pour sauver des vies. Il s’étonne qu’on ne parle que des effets et non des causes du changement climatique, qui pour lui viennent du capitalisme. Il a rappelé qu’il n’y avait que deux façons de vivre, la culture de la mort (le capitalisme) et la culture de la vie (le socialisme).Or ici, personne ne dit la vérité, personne ne proteste contre le capitalisme. Pour lui, les droits de la Terre sont plus importants que tout, il est temps que les Nations-Unies les proclament, ces droits de la Terre mère… J’ai aussi écouté notre Président à nous, qui est sur une réduction des gaz à au moins 50% (voire 80% pour les pays industrialisés qui ont une dette historique avec les autres). Et qui a fait un discours très autoritaire, répétant à plusieurs reprises une formule comme un mantra « Qui osera contester? »… Aujourd’hui, le sommet bat son plein…sauf pour ceux qui auraient vraiment fait sans doute un peu plus de poids dans les négociations en y apportant des aspects humains que ni les rapports économiques ni les blablas de la plupart des politiques ne prennent en considération.

voici, comme les balais de l’expo de design vus hier , tout ça ne fait que soulever de la poussière…

En direct ça donne que à 23h… ils ont déjà environ 2heures de retard, que le président français a annoncé une session extraordinaire de discussions cette nuit….
La salle est étonnemment vide….en fait, la reine du Danemark donne un dîner de gala ce soir et ils y sont tous…Du coup, à quoi servent les discours? c’est probablement vraiment du show télé. Chacun y va de son discours et de ses bonnes intentions pour le COP 15. Dans les faits, ils parlent devant des chaises vides! à quoi ça sert pour négocier! et ils font comme s’ils parlaient au monde, alors que le monde est en train de dîner…

Reclaim Power Day

Mercredi 16 décembre 2009

Une action mondiale de Climat Justice Action/ Climat Justice Now
Beaucoup de gens mobilisés, notamment la Via Campesina (dont fait partie la Confédération paysanne) qui organisait une marche pacifiste avec au bout la constitution d’une Assemblée populaire. La manifestation était autorisée par les forces de police jusqu’à ce qu’ils craignent un débordement. En fait, tôt le matin déjà il y avait eu quelques prémices comme l’attaque du local à vélos des Bike blocs et la dissolution quasi complète du green block, des gens d’ONG accréditées à entrer dans le Bella Center et à participer aux sessions plénières pour y intervenir de façon fracassante. Quand les manifestants sont partis, c’était pour aller jusqu’au Bella Center, enfin son parking, malgré le froid piquant d’hiver…Quand ils sont arrivés, les T-Gas de la police les attendaient, et les matraques, et les chiens. Conformément aux consignes, pas un n’a moufeté, pas un n’avait peur de se faire arrêter. Certains ont pu s’enfuir, non sans mal. Parfois en tombant dans le petit ruisseau d’eau croupie qui borde le centre. Beaucoup se sont fait frapper à coût de matraque et mangeaient du citron pour éviter de s’empoisonner avec les gaz lacrymo. Un peu épique. La police danoise est odieuse de violence.

Dans la journée j’interviewe les paysans de la Via Campesina.
JJ Polong, de l’Indonesia Peasant Union de la province indonésienne du Sud Sumatra. Et Alicia Munios Toledo d’un syndicat de femmes paysannes du Chili.

Le soir Climate Justice Action donne sa conférence de presse, ils ont été tellement balancés dans la journée que la conférence de presse change trois fois d’endroit avant de démarrer.
Claude Giraud, de la confédération paysanne, y fait une jolie déclaration. Il faut dire qu’il y a des journalistes et beaucoup de membres d’ONG.
Et pour finir, tout le monde salue l’intervention de Zoï activiste de Climat Justice Action à la plénière des ministres et chefs d’état, le 16 décembre, et de son collègue hollandais. Ils ont été accueillis par des applaudissements avant de se faire jeter sans violences par la police. Ils avaient dans leur main des alarmes d’auto-défense dont ils avaient soigneusement caché la clé sur eux… Et qu’ils ont lâché dans la salle.

En fin de journée, et bien, je visite un joli musée du design.
Et je vais dîner d’un pad thai bien épicé pour revenir bosser à l’auberge que le responsable de ce soir a décidé de fermer tôt. Du coup, je me retrouve à faire du montage dans le couloir des chambres…. jusqu’à pas d’heure…