Lost in the jungle?

Et bien me voilà arrivée à Rurrenabaque, lost in the jungle, pero con Internet et wifi. Enfin demain je ferai moins ma maline, ça y est je viens de rencontrer les gens de l agence indigène Mashequipe et je pars pour un trip de 5 jours dans la selva( la jungle) avec eux en bateau. Ils rassemblent en fait deux communautés indiennes qui cherchent à la fois à préserver la forêt amazonienne et à développer une sorte d’eco tourisme où ils apprennent aux participants à pêcher, cueillir les fèves de cacao, cuisiner dans des feuilles de bananiers, faire des onguents etc… Retour jeudi soir donc… Ici à rurrenabaque à part le tourisme communautaire on prône la jungle adventure, moi je vous dis à la Lost in the jungle…, même qu’on m’a proposé une cérémonie avec prise d’ ayahueshca le vendredi soir! Sachant que la cérémonie chamanique est suivie d’une nuit sous case en jungle et que mon avion décolle à 7h du mat samedi prochain c est pas bien raisonnable… D’ autant que le chamanisme à 400 bolivianos le trip me semble plus mercantile qu autre chose… Et que la rencontre avec l’organisateur, l air un peu débile avec des yeux hallucinés au plafond ne m a pas franchement inspiré d’ envie d ‘essayer!!!! Et qu en plus parait il voici 15 jours un gringo français est mort ici, probablement après un mauvais trip aux lianes, de source proche de l’ambassade….
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Un peu de boulot à Toro Toro

J’ai la chance de partir avec l’équipe Chagas au parc de Toro Toro. Ce parc, plein de grottes magnifiques (photos à venir de ma visite spéléo!!), est situé à 130 km de Cochabamba. Il a aussi les plus nombreuses empreintes de dinosaures fossiles …c’est impressionnant de voir les traces des sauropodes, ankilosaure, raptosaure, etc…préservées après tant de millions d’années. J’ai suivi François Noireau  dans les hameaux et sur les rochers où il a été poser des pièges . Là  encore, d’autres explications sont à venir…

Sommet de Cochabamba : un premier bilan

Paru le 4 mai 2010 sur le site de Novethic

La déclaration de Cochabamba est présentée par Evo Moralès devant l’ONU, afin de pouvoir être prise en compte lors des prochaines négociations du COP16 à Cancùn . Retour sur les négociations qui ont permis son élaboration…

L’initiative d’Evo Moralès, lancée en  réponse à l’éviction pure et simple des ONG aux derniers jours des « négociations » du sommet de Copenhague, a été saluée par les militants du climat (souvent aussi altermondialistes) et les scientifiques. Plus de 35 000 participants de 142 pays issus de mouvements sociaux, d’ONG et de délégations politiques gouvernementales s’étaient inscrits pour participer à cette première rencontre des peuples sur le réchauffement climatique et pour la défense des droits de la Terre Mère.

Une rencontre impossible ?

Pourtant, la désertion des groupes de travail n’aura échappé à personne. Bien sûr, l’éruption du volcan a empêché près de 4000 participants d’arriver par avion d’Europe et d’Afrique…et transformé ce sommet, initialement mondial, en un sommet presque exclusivement américano-américain. Mais il y avait aussi, rapporte Tadzio Mueller, militant allemand de Climate Justice Action – Climate Justice Now, « le soleil qui incitait plutôt les gens à la promenade et la nourriture gratuite distribuée par l’économie solidaire ! » Sans compter les inévitables et immanquables problèmes d’organisation (lieux et horaires fluctuants, à la mode bolivienne) et de traducteurs. Si le sommet n’était en effet qu’en espagnol, plus ou moins traduit en anglais, il était aussi marqué dans son intitulé par la défense des droits de la Terre-Mère, un « terme qui n’est pas sans faire grincer des dents tous ceux qui ont œuvré en Occident dans leurs luttes pour la séparation de l’Eglise et du pouvoir religieux », rappelle Christophe Aguiton, d’Attac, du nombre des empêchés par le volcan de se rendre à Cochabamba. Comment traduire cet élément de l’identité culturelle sud-américaine, quelque peu incompréhensible pour nous ?

La déclaration de Cochabamba

Les 17 groupes de travail traitaient de thèmes particulièrement chers au gouvernement bolivien, comme la rédaction des droits de la terre mère, la création d’un tribunal de justice climatique, l’élaboration d’un référendum global sur le changement  climatique et la création d’un fond pour aider les pays affectés à réagir face au changement climatique et se sont conclus par des résolutions. A la liste des résolutions prises s’ajoutent un rejet total des programmes REDD, REDD+ et REDD++ qui selon lui violent les droits indigènes sur la gestion des forêts, ainsi qu’un un rejet absolu du marché du carbone et des biocarburants… Et un appel utopiste aux nations les plus industrialisées de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 50%, contre celle de 7 à 16% proposée à Copenhague !

Les rares ONG françaises présentes satisfaites

Toujours pour cause d’avions cloués au sol, la plupart des ONG françaises ont été empêchées de participer. Malgré tout, pour Josie Riffaud,  de la Confédération Paysanne, membre de la Via Campesina, Cochabamba est un succès. « Le résultat c’est une déclaration qui sera présentée à la prochaine réunion onusienne. A Copenhague, nous disions « Changer le système, pas le climat ». A Cochabamba, nous élaborons des solutions et proposons des mesures concrètes qui seront présentées à Cancùn au Mexique au mois de décembre prochain. » Franck Pupunat, du Mouvement UTOPIA, a salué une réussite incontestable, réaffirmant sa fierté d’avoir participé à cet événement historique. Quant à Pauline Lavaud de France Libertés, elle s’est «  félicitée de la grande place qui a été accordée à l’eau dans le texte, eau qui est reconnue comme un droit de l’homme. »

Rares sont les ONG à avoir pointé les paradoxes de ce sommet : l’omniprésence militaire, le culte de la personnalité qui se développe autour d’Evo Moralès, le déni de l’opposition bolivienne (le 18ème groupe de travail  tout à fait officieux sur les problèmes environnementaux en Bolivie n’a pas eu droit de parole) et l’attitude non écologique de la Bolivie et des autres pays d’Amérique Latine qui continuent leur « business as usual » notamment en ce qui concerne l’extraction minière et pétrolière, qui leur donne une position ambiguë pour parler des droits de la Terre Mère. Ces paradoxes alimentent la critique, au risque de réduire ce sommet à une grand messe contre le capitalisme prédateur. Mais, comme le rappelle « Urgence Climatique Justice Sociale », collectif français fédérant ONG et associations engagés dans le réseau CJN (Climate Justice Now), le sommet de Cochabamba demeure pour l’instant « la seule initiative internationale qui se donne pour objectif de transformer le rapport de force pour infléchir l’agenda international sur les enjeux climatiques et environnementaux. » Et la preuve sans nul doute que désormais, les négociations sur l’avenir de la planète devront intégrer les mouvements sociaux et la voix des indigènes. De gré ou de force. Si la déclaration de Cochabamba restait lettre morte, Hugo Chavez a déjà promis de déclencher la bataille de Cancùn!

Guide de l’Ecolo au quotidien

Guide de l'Ecolo au quotidien

 

Emilie Courtat , Clara Delpas , Cécile Guibert Brussel, Catherine Ligeon
La planète nous rappelle en permanence la nécessité de prendre soin d’elle : déforestation, appauvrissement des sols et des océans, disparition d’espèces, pollutions et atteintes à la santé… la liste est longue. Ce guide recense plus de 800 trucs et astuces pour consommer et vivre écologique : équiper sa maison, entretenir son intérieur, entretenir son jardin, entretenir son corps. Une mine d’informations, d’astuces pratiques, de recettes de grand-mère ou de ménagère débrouillarde pour prendre soin de soi et de sa famille dans un environnement plus sain. Car être écologique, c’est aimer la vie et faire du quotidien un véritable art de vivre.
  • Relié: 279 pages
  • Editeur : Minerva (6 mai 2010)
  • Collection : HORS.COLL.
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2830712390
  • ISBN-13: 978-2830712391
  • 14€

Le commander?

Ah…tupiza, sa quebrada et ses pizzas…

Je n’ai rien vu de la route entre Tarija et Tupiza, et je crois bien que c’est tant mieux, je l’ai sentie la route, encore une nuit où on se sent reposé à l’arrivée…l’arrivée, Tupiza, 5h du mat, un froid de canard, je sors emmitouflée dans mon duvet,une habitude maintenant, les bus ne sont pas chauffés et pas de couverture…et dix heures sans bouger, on se refroidit… bref, la complainte de Klara passée, je cherche « el grano de Oro », non que je prospecte un nouveau filon, mais simplement parce que c’est la bonne adresse commnune aux divers guides consultés, et je n’ai pas à chercher longtemps : Sylvia, la patronne, est sur le pas de sa porte, j’entre et lui demande aussitôt si un prochain départ pour le sud lipez et le salar est prévu, j’ai de la chance, dès demain. 4 jours pleins. Arrivée dimanche à Uyuni. Du coup, je fais une croix sur la visite de la mine pilote de lithium, il faut dire que la personne de la COMIBOL que j’ai pour contact est un peu spéciale : d’abord elle m’écrit tous ses mails en majuscules, ce qui parait il en symbolique de langage typo dénote d’une certaine agressivité. Et puis en plus, moi, dès le début j’ai fait une bourde en l’appelant Yasmina au lieu de Yolanda (mais bon Dieu d’où vient donc cette inversion bizarre ?) . Bref, grâce à Google Trad j’avais pu écrire en espagnol et obtenir un rendez vous pour le vendredi, mais là c’est râpé, et je ne me sens pas de prendre un autre rendez-vous…Je passe une petite heure au cybercafé, moi qui m’étais super équipée pour bloguer en direct, me voilà limitée par la lenteur des connexions internet, et c’est vraiment bizarre , on change son rapport à la communication, moi qui était pathologiquement tout le temps en train de relever mes mails et d’y répondre, me voilà devenue un peu plus détachée… J’ai vite fait le tour de Tupiza, petite ville où tout le monde est super sympathique et souriant, rien à voir avec Tarija, bien plus froide ai-je trouvé. Ou question de feeling, je ne sais. Je fais un tour au marché, mange pour 5bs (soit 50cts…), 1 beignet de patates et de viande avec un grand verre de jus d’orange pressé dans la rue puis décide d’aller marcher dans la quebrada Pallala où se trouve un magnifique mille feuille rouge gigantissime témoin des premiers temps de la création de la terre, comme il fait chaud (incroyable cette différence de température entre la nuit glaciale et le jour …) et que je deviens habituée des transports motorisés, j’ai la flemme de marcher, et monte dans un mini bus, de la ligne 2 , qui dessert donc le cimetière et Pallala. Le chauffeur sympathise vite avec moi, il me pose plein de questions, et moi aussi, il a 25 ans, un enfant de 4 ans qui s’appelle Roberto, lui-même s’appelle Rinaldo…et il collectionne les pièces de monnaie, c’est sa façon à lui de voyager. Il me demande si j’ai des pièces françaises, j’essaye de lui expliquer l’euro, mais c’est un peu difficile avec mon espagnol de vache, enfin je lui dis que oui, j’ai des pièces mais pas sur moi, et que je lui donnerai toute à l’heure. Il m’emmène à Pallala, là où la quebrada commence, enfin il faut marcher un peu, en plein cagnard, et Rinaldo fait un peu de hors piste pour m’amener…en minibus si si, à l’entrée de ce lieu de western. Oui, on se croirait en Arizona, ici les falaises sont rouges et plantées dans du sable. Des cactus centenaires et des sortes d’aloès complètent ce décor de far west. Je passe une après midi délicieuse, à marcher seule , croisant parfois un âne, un troupeau de moutons, voire quelques lamas, ce qui m’a plongé dans une perplexité temporaire, ayant lu un peu tintin. Oui, vous imaginez, vous êtes seul, sur une piste de sable, et …vous tombez sur 5 lamas au milieu de la route qui vous regarde d’un air hostile…ben quand on connaît pas et qu’on a lu tintin, c’est plutôt une situation où on a envie de s’enfuir !!!Ce petit désagrément mis à part, lasse de la route (où les camions d’une carrière voisine passent en faisant une poussière du diable), je prends un chemin qui va vers ce qui ressemble à un mille feuille géant effectivement, marche méditative, pause et retour. Je me fais prendre en stop par un papa et sa fille, qui avaient du pronostiquer de ma nationalité et vouloir vérifier. ..Je termine en suivant la voie de chemin de fer, mythique… Et le soir, étant à Tupiza, je mange la spécialité de la ville qui comme son nom l’indique…est la pizza. Arrosée d’un verre de merlot argentin , un Colon. 50 Bs , dix fois plus qu’à midi ! (c’est le rapport coût de la vie habituel, prix touristes…)

Paléontologie bolivienne

Je me fais une journée tranquille à la FAUTAPO, un fonds pour le développement financé par les pays-bas, où je rencontre Luis Antelo Bruno, responsable du développement du secteur viticole. Il m’invite à déjeuner et je fais connaissance avec sa femme, Merike, une hollandaise, et son fils , Jan, petit bout de chou d’un an et demi.tarija
Je refais un tour de Tarija, animé, c’est quand même une ville plutôt sympathique, je fais une visite du musée de paléontologie et là, figurez vous…que je découvre…que dans la région de Tarija, avant, et bien c’était plein d’éléphants, ou plutôt des Cuvieronius Tarijensis, découverts par Cuvier et plutôt impressionant. Je vois aussi des squelettes de mastodontes et de tigres à dents de sabre, et oui, y en avait ici. Le tout dans un musée très années 50, où les fossiles exposés sans vitrine ont des étiquettes tapées à la machine à écrire à ruban encreur. Une autre époque…celle des musées dont les parquets sentent encore l’encaustique, sur fond de Quilapayun, avec une gardienne motivée à battre le rythme sur son bureau, la pauvre, elle ne doit point voir grand monde. Ce soir, donc mon trip pour le Sud Lipez, j’ai finalement opté pour un bus couchette, et avant, je crois que gourmande comme je suis je vais m’offrir une mousse de Dulce de lette au gattopardo, miam.

La visite de Casa Grande

Et bien voilà, là nous pouvons aller visiter la Casa Grande, l’une des cinq grandes bodegas de la région. Il est loin le temps où les prêtres espagnols se contentaient d’une piquette pour leur vin de messe, ici on s’est mis à cultiver du bon vin, un vin qui , effet mystérieux de l’altitude, n’a même pas besoin de vieillir pour être bu. Il faut dire que les boliviens se donnent les moyens : un artiste du secteur, qui intervient depuis des années dans toute l’Amérique latine, François Thorez, vient conseiller et inspirer les producteurs.tonneauxvignes A Casa Grande, c’est un cépage de cabernet sauvignon, importé du Chili, qu’on greffe sur des pieds américains, dont l’écorce, plus dure, reste insensible aux attaques du phyloxera. Pour le reste, attendre mon reportage, dégustation non comprise évidemment. Faire les caves à 9heures du matin vous assomme quelque peu pour la journée! Surtout qu’on a suivi au passage toute la vinification depuis les vendanges jusqu’à la mise en bouteille, et qu’on a dégusté, chardonnay, malbec, trivarietale, singani vieilli, sangria…parce qu’ici ils font un peu de tout. le mieux étant le Casa Grande trivarietale 2006, médaillé d’argent à Paris tout de même. Bref, après tout cela, nous savourons un super repas au Gattopardo, le grand restaurant de Trarija où on mange un plat et un dessert pour environ 3 euros… Le soir, j’interviewe Patricia Castillo, scientifique du CENAVIT, qui étudie la composition de ces vins d’altitude, notamment leur teneur en proanthocyanines, en resvératrol, en polyphénols… Bref, nous passons encore une fois une soirée sympa au Gattopardo, en compagnie d’autres français rencontrés par là, qui reviennent de Tupiza , eux… j’appréhende un peu cette route de tous les dangers dans les montagnes cette nuit à vrai dire!

Un petit coin de paradis

Le voyage pour Tarija, un peu fatigant, surtout les chollitas dans les bus n’arrêtent pas de manger de la viande mélangée à de la semoule et ça sent le gras et ça dérange mes petites narines d’occidentale ! Alors arrivée tôt le matin, avec la drôle d’impression d’être venue deux jours trop tôt. Effectivement, on est le 1er mai, et les ouvriers des bodegas, vues que les vendanges sont passées et le premier vin fait sont au repos, ainsi que demain. Du coup nous aussi. Un stagiaire de l’IRD, Kevin, m’accompagne et nous faisons un peu de tourisme, nous allons à San Lorenzo où se trouve la maison de Moto Mendès, c’est la seule chose qu’il y a à voir ici… Le village est un peu bizarre, surtout l’humour des gens ici qui te vantent les mérites d’une place …qui s’avère être une cour de ferme toute boueuse…bref, les blagues pour les gringos, ça y va quoi ! On finit la journée au lac de San Jacinto, à 8km de Tarija, un lieu où les familles se retrouvent manger du poisson grillé et des petits crustacés au bord du lac. lac
Le lendemain, plus couleurs locales, on part pour Coimata, une réserve naturelle à peu près protégée où une petite marche sur les rochers le long de la rivière nous emmène en fond de vallée à deux cascades…splendides. cascade

Punaise !

Dans ma  série de reportages, l’un d’entre eux porte sur la maladie de Chagas, une maladie parasitaire transmise par les chiures deVinchucas, sortes de punaises locales. Des punaises rupicoles, quand la plupart sont sylvestres, et qui se domestiquent relativement bien autour de leurs sites sauvages. C’est ce qu’on a été vérifier dans la campagne, banlieue de Cochabamba.,à Quilla Collo.

Là, juste aux pieds de ce qui fut le plus grand réservoir à maïs de l’empire inca (on dit que chaque sillo pouvait contenir jusqu’à 8 tonnes de maïs.. ) de gros rochers abritent des colonies impressionantes de punaises.quollas

Pour les piéger, les chercheurs ont inventé un piège ingénieux : une boîte plastique dans laquelle ils placent une souris avec un peu de nourriture au fond. La boîte est grillagée et son sommet est encollé d’un scotch double-face.  L’ensemble est placé dans des cachettes sous les rochers. Sur le principe  du papier attrape_mouche, les vinchucas viennent se coller pendant la nuit avant d’avoir fait le moindre mal à la souris. Le lendemain, au relevé des pièges, on note à quel stade d’évolution les vinchucas sont capturées (il y a 5 stades avant l’âge adulte) ; parallèlement, des boîtes ont été distribuées dans les maisons pour que les gens qui en sont infestés puissent en capturer quelques unes pour les remettre aux chercheurs!  L’expérience de terrain à laquelle j’ai assisté a conduit à 80% de rendements!  17 pièges sur 20 se sont avérés positifs. Puis, au laboratoire, une séance de dissection commence, on enlève les pattes, les ailes, l’abdomen. dissection Avec ce dernier, on va pouvoir savoir le contenu du dernier repas de sang de la bête… Avec les pattes et les ailes , on fait du typage génétique, histoire de bien préciser les choses!   Et la maladie? Ben, c’est une maladie très grave dont on meurt , et qui plus est, pas en bonne santé du tout : ça attaque les sens, vinchucassurmurdebriqueon a des atteintes neurotoxiques et cardiaques, bref, pas la joie. Il paraît que Charles Darwin en est mort, de retour des Galapagos où il avait du passer par la Bolivie. En fait, c’est surprenant de se dire que ces insectes aiment les vieilles pierres, et de voir que les habitations traditionnelles sont un joyeux capaharnaüm , avec tout plein de cachettes à Vinchucas!  Quelle campagne d’éradication pourrait être efficace puisque toutes les conditions seraient après à peu près réunies pour qu’elles trouvent à nouveau des refuges !

Après ces festivités, me voilà partie pour rallier Potosi en 10 heures, sur une route bordant des ravins impressionnants (manque de bol c’est la pleine lune et on voit tout). J’ai pu constater qu’ils ont refait leur terminal de bus, complètement extraordinaire Je vais essayer de passer voir Olivier et Ingrid, de médecins du monde, toujours resté à Potosi bien que la mission de MMSF se soit arrêtée… Ils préparent leur intervention à l’université sur les pollutions minières, j’arrive toujours au bon moment, je crois que je ne vais pas pouvoir y échapper. Alors ça fait quoi de se retrouver à 4060 mètres? Ben, le corps il a plus l’habitude, Cochabamba, à 2800m , est supportable. Ici, on sent non seulement le froid (en une journée, je suis passée de 30 à ..5°C…) mais les UV qui tapent (écran total 50 obligatoire) … Les comprimés de Gravol que m’a laissé Caroline sont bienvenus. Ce soir, je pars donc en bus pour Tarija. J’y arriverai à 5h du mat, le temps de trouver un hôtel et de recharger les batteries de tout…après j’ai rendez vous avec  Kevin, chargé des RP de lIRD…pour faire la tournée des bodegas (et du reportage, ben oui quand même)