A chacun de prendre ses dispositions pour éventuellement se protéger de ces ondes ! Est–ce seulement possible ? À en croire les catalogues, d’ingénieuses trouvailles ont été faites ces dernières années pour se protéger et il est aujourd’hui possible de s’équiper pour s’isoler parfaitement des ondes électromagnétiques.
Effectivement, il existe des protections dites de « blindage » qui arrêtent purement et simplement ces ondes. Le principe de ces tissus est assez simple : c’est un blindage, un peu comme la grille métallique du four à micro-ondes, qui empêche les ondes de sortir , donc les fuites électromagnétiques. Il suffit que le diamètre des trous de la grille soit inférieur à la longueur d’ondes des ondes électromagnétiques. Ainsi, l’onde est tout simplement arrêtée par la grille, et renvoyée.
Illustration : pour protéger votre cerveau, portez une casquette intégrant un tel treillage de fibres métalliques conductrices. Pour protéger vos organes reproducteurs des mutations de l’ADN que les ondes des téléphones portables sont présumées y entraîner, équipez vous de sous vêtements de coton et de lycra intégrant du fil d’argent ! La redoutable efficacité de ces dispositifs peut bien sûr être vérifiée, sur le même mode que le test du four à micro-ondes (voir plus haut): il suffit de placer le portable sous la casquette, dans le slip et d’ essayer de l’appeler avec un autre téléphone. Il ne devrait plus sonner.
À une plus grande échelle, vous pouvez même protéger ainsi toute votre habitation ! Il existe des peintures à base de carbone qui arrêtent les ondes des antennes-relais et les tissus anti-ondes se déroulent au mètre, pouvant constituer des voilages à poser aux fenêtres, principal lieu de passage des ondes électromagnétiques. Vous pouvez aussi vous équiper d’un lit à baldaquins, équipé de ces moustiquaires transparentes en tissu anti-ondes. Autre dispositif, dont l’efficacité n’est par contre absolument pas prouvée, et dont le principe reste encore inconnu (car il serait issu de la technologie militaire, selon les brochures des fabricants) : les oscillateurs magnétiques de compensation (CMO). Ils fonctionnent sur le principe de la compensation comme leur nom l’indique. Lorsque l’onde arrive, ces dispositifs émetttraient une « contre-onde », censée compenser la perturbation biologique de l’onde électromagnétique. L’usage du conditionnel est de rigueur, puisque qui dit militaire dit ..secret défense !
D’autres « stop-ondes » fonctionnent sur le principe de champs de torsion ou d’ondes de forme, avec des allégations plus ou moins ésotériques. Il y aurait aussi…la BIO MUSIC : des CD de musique d’ambiance, incorporant des fréquences rééquilibrantes , basées sur des Champs uniformes d’Ondes Sonores, qui aideraient à améliorer le bien-être de tous les êtres vivant (personnes, animaux et plantes) ainsi que la qualité biotique de l’air et de l’eau.
De nombreux dispositifs sont disponibles sur ce marché florissant, certains disposent d’études scientifiques, d’autres de la seule bonne parole de leurs fabricants… alors un peu de méfiance et de discernement ! L’histoire récente du D’Faz, un autocollant vendu 10 € à appliquer sur le dos du téléphone, devrait nous inviter à la prudence. Ses fabricants n’avaient pas hésité à utiliser la caution scientifique… de chercheurs ou de centres parfaitement inexistants !
Pour en savoir plus
C’est à lire! Un guide pratique conçu comme un aide mémoire, tous publics, jeunes et moins jeunes, pour répondre à l’essentiel des questions que tout utilisateur de téléphone mobile ou d’internet sans fil est susceptible de se poser. Quels sont les effets du portable ? des antennes ? Comment choisir son téléphone ? Comment limiter son exposition ? Écrit par un scientifique du Criirem, sa présidente-fondatrice, et un journaliste scientifique, cet ouvrage à 6 mains se décompose , comme le rappelle le sous-titre, en trois parties : « Comment ça marche ? Quels effets sur le vivant ? Comment s’en protéger ? ». Clair et facile à lire, il donne des solutions concrètes et utiles et fourmille d’explications scientifiques pour mieux comprendre ces (m)ondes qui nous entourent !
Catherine GOUHIER, Michèle RIVASI, Maxence LAYET – « Survivre au téléphone mobile et aux réseaux sans fil » – Ed. Le Courrier du Livre, 350 pages, 2009, 18€
Contacts
Association nationale Robin des Toits 55 rue Popincourt, 75011 Paris Tél. 01 43 55 96 08 (de préférence le matin entre 08h00 et 08h30 et entre 20h30 et 21h00 http://www.robindestoits.org/
Agir Pour l’Environnement, 2, Rue du Nord 75018 Paris Tél. 01.40.31.02.37 http://www.agirpourlenvironnement.org/
PRIARTéM 5, Cour de la Ferme Saint-Lazare 75010 Paris Tél. 01 42 47 81 54 http://www.priartem.fr/
CRIIREM Centre de Recherches et d’Informations Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques
(mesures) 19 à 21 rue Thalès de Milet, 72 000 Le Mans Tél. 02 43 21 18 69 http://www.criirem.org/
ARTAC 57/59 rue de la Convention – 75015 Paris Tél. 01 45 78 53 53
http://www.artac.info/

La Cancha, c’est le grand marché de Cochabamba, je n’avais encore jamais vu une telle étendue, doublée d’une telle diversité et de tant de monde ! J’ai beau essayer d’en faire le tour, c’est juste impossible, à chaque fois je m’y perds, je me retrouve dans l’une des nombreuses avenues qui en délimitent la superficie et j’en suis bonne pour regarder à nouveau mon plan, voire essayer de me repérer à quelques bâtiments en hauteur, du style l’hôtel Canada ***, la banque BCP , voire même le corcovado de la colline…Il y a par exemple, une halle entière couverte avec rien que des bananes, des plantains, des normales, des petites. Ou bien encore des allées de téléphones mobiles et matériel hi fi. Ou de vélos, de pneus, de machines à coudre, d’aliments pour animaux (oui, on dit que les Boliviens crèvent la dalle, mais les croquettes whiskas s’achètent au poids), de céréales (où j’ai ENFIN pu voir quinoa, amarante, etc…). Bien entendu, c’est toujours difficile de faire des photos dans un tel endroit, les indiens n’aiment pas être photographiés. Alors parfois je demande, pour avoir un sourire sur des fruits et légumes. D’autre fois, je ne demande pas, la photo se laisse prendre, comme ça, sans que j’ai eu la moindre préméditation. Bon mon matériel est discret, j’ai pris mon petit appareil de secours, laissant l’autre enfermé dans ma chambre d’hôtel. C’est en déambulant ainsi, en me perdant dans les bruits, les odeurs, les couleurs, dans ce fourmillement intense de gens, dans ces allées où l’on peut aussi manger et boire à chaque détour, papillas de yuca au fromage cuits sur charbons, chicha de maïs, empanadas frits, conaques, jus d’orange, canne à sucre, maté…, que je suis tombée sur le marché des brujas, les sorcières. Elles ont de petits autels à la Pachamama, mais aussi toutes leurs herbes traditionnelles, et puis impressionants, des foetus de lamas séchés, à tous les stades ou presque de gestation. Je rappelle pour ceux qui ne savent pas à quoi servent ces foetus qu’il s’agit des offrandes qui seront faites à la Pachamama, avant des travaux importants, pour assurer le succès de l’entreprise…. Encore une chose qui a été soigneusement occulté pendant la Cumbre, comprenez, ça aurait fait désordre au milieu des végétariens et des écolos. Des foetus de lamas, et oui. La preuve…Pour cette photo j’ai demandé l’autorisation de photographier juste les foetus. Et à un autre stand, encore plus impressionnant, quand j’ai demandé, la sorcière m’a demandé un dollar, je lui ai rit au nez. Et n’ai pas fait de photo.
De retour à Cochabamba pour mon dernier week end, je repars lundi matin (début d’après midi en France)…






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